Rayman contre les
Lapins Crétins : voici un titre pour le moins
approprié. Dans cette nouvelle aventure au scénario minimaliste, notre
héros se fait dès le départ enlever par une multitude de rongeurs
blancs aux yeux inexpressifs sortis d'on ne sait quel coin de l'espace,
mais finalement bien plus amusants que dangereux. Rayman se retrouve
néanmoins captif dans une cellule, et il doit chaque jour sortir
quelques heures pour amuser son audience dans une arène à travers une
sorte de remix des jeux du cirque sauce lapins. On ne trouve, cela dit,
pas de lions affamés à affronter ici, pas plus que des gladiateurs
féroces. Dans les épreuves qui l'attendent, Rayman rencontrera surtout
des centaines de ces rongeurs complètement abrutis et, de temps en
temps, quelques animaux de ferme tout aussi amusants. La qualité des
jeux et l'aspect absurde de bien des situations sont donc les
principaux moteurs du titre, et après quelques parties, le plaisir ne
tarde justement pas à pointer le bout de son nez.
Concrètement,
le jeu se déroule de façon très simple. Rayman est
quotidiennement attrapé par la peau du cou par son énorme maton pour se
voir jeté dans l'arène où il devra enchaîner 4 épreuves. Une fois
celles-ci réussies, il en subira une dernière un peu plus consistante
avant d'être balancé à nouveau dans sa cellule, comme un malpropre. Les
épreuves sont plutôt courtes et rudimentaires au départ, ce qui est un
peu effrayant vu qu'il faut en plus subir un retour dans l'arène entre
chacune d'entre elles accompagné d'un petit temps de chargement qui
casse le rythme. Mais les choses évoluent fort heureusement assez vite
avec les salves de jeux suivants qui durent plus longtemps et
démontrent vite beaucoup plus de qualités ludiques. Les jeux étant très
nombreux, il est impossible et inutile de les détailler dans leur
ensemble ici, mais sachez qu'ils se divisent en plusieurs catégories et
qu'ils sont vraiment variés et bien pensés. On trouvera donc quelques
petites épreuves basiques où il s'agira de remuer la manette dans tous
les sens à toute vitesse pour gagner une course ou traire une vache,
par exemple, mais ces derniers compensent souvent leur simplicité par
une absurdité encore plus grande et une note d'humour bien placée pour
les justifier. Tabasser le crâne d'un lapin à coups de marteau pour
observer ensuite à combien de dizaines de mètres, sa bosse va grimper
ou lancer une vache le plus loin possible font partie des nombreux
petits plaisirs aussi basiques que fendards que le jeu renferme. Autant
dire que ceux qui adhèreront au délire des développeurs seront aux
anges.
(source : http://www.gamekult.com)